La sécurité sur les pistes

Photo SFI-Pascal LEBEAU

La sécurité sur les pistes est le résultat du travail de préparation des pistes (notre travail) et du comportement des pratiquants (votre comportement !).

L'EXPLOITATION DES PISTES : NOTRE METIER
La sécurité sur les pistes de ski alpin est assurée dans chaque station par le service des pistes composé de personnels qualifiés spécialement formés et entraînés :
- les pisteurs-secouristes,
- les conducteurs d’engins de damage,
- les nivoculteurs,
- les artificiers,
- les observateurs nivo-météo,
- les maîtres chiens d’avalanches,
- les opérateurs du central des pistes.

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Les missions du service des pistes en période d’exploitation hivernale sont :
- L’ouverture et la fermeture des pistes.
- La pose et l’entretien des dispositifs de balisage, de signalisation et de protection des pratiquants.
- Le déclenchement des avalanches susceptibles d’atteindre le tracé d’une piste.
- La mise à jour de l’information : état d’ouverture et de fermeture des pistes et des remontées mécaniques, conditions météorologiques, risque d’avalanches.
- - L’accueil des pratiquants au pied des pistes et aux postes de sécurité et de secours situés en général au sommet des remontées mécaniques.
- - La préparation et l’entretien du manteau neigeux grâce au passage des engins de damage.
- La conception des espaces ludiques : snowparks, booarders cross.
- - La production de neige tout simplement avec de l’eau et de l’air ambiant et l’action des basses températures.
- La participation aux animations et à l'organisation des compétitions.
- La réalisation des opérations de secours et de recherche.

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Les pistes de ski alpin sont classées en quatre catégories identifiées par un code couleur selon leur niveau de difficulté :


Vert = piste facile


Rouge = piste difficile


Bleu = piste de difficulté moyenne


Noir = piste très difficile

Des balises sont placées sur l’un des bords de la piste pour vous permettre de vous repérer. Elles sont numérotées par ordre décroissant et indiquent le nom de la piste sur laquelle vous évoluez : par exemple le chiffre 1 sur fond noir signifie que vous êtes arrivé en bas d’une piste noire très difficile – Bravo !
Les indications nom de la piste et n° de balise doivent être communiquées pour faciliter l’éventuelle intervention des services et de secours en cas d’accident.
Seules les pistes déclarées ouvertes sont contrôlées, en dehors de celle-ci vous évoluez à vos risques et périls.
Le plan des pistes indique le tracé des pistes et leur couleur, le tracé des remontées, l’emplacement des postes de sécurité et de secours et celui des restaurants d’altitude.
Pour votre information, sont affichés sur les lieux de passage les plus fréquentés le bulletin météorologique et le bulletin sur le risque d'avalanche. Un drapeau hissé sur un mât indique le niveau de risque d'avalanches.

Photo SFI - Pascal LEBEAU

VOTRE PLAISIR, VOTRE SECURITE
La glisse en montagne est un mélange tout à fait unique de sensations, de grands espaces et de convivialité. Pour que le plaisir domine, cette liberté unique implique une certaine dose de savoir vivre dans la pratique du sport.
Partez zen... :
-Préparé :
L’effort, le froid, l’altitude, le soleil … Le ski ou le surf, c’est vraiment du sport ! Pensez à vous échauffer, à doser vos efforts, à vous alimenter et vous hydrater correctement et tout ira bien.
-Équipé :
Pour bien skier, vous devez d’abord choisir un matériel adapté à votre niveau technique, votre taille et votre poids. Le réglage et l’entretien des fixations sont ensuite essentiels pour limiter les risques en cas de chute ou de choc. Demandez conseil dans les magasins spécialisés et sachez que ceux qui respectent la norme de location NF X50-007 vous garantissent un matériel adapté et un bon réglage des fixations. Vos articulations vous en remercieront.
- Protégé :
La tête est très exposée dans les sports de glisse, particulièrement chez les enfants. Pour limiter les traumatismes, portez un casque. Son efficacité est prouvée. Demandez un casque conforme à la norme NF EN 1077. Pour vous protéger des ultraviolets, portez des lunettes protectrices (indice4).
-Assuré :
Avant de vous lancer, vérifiez que vous êtes bien assuré. Si ce n’est pas le cas, faites le nécessaire. Les secours ne sont pas gratuits…
Respectez les règles de sécurité.
Notez le n° d’appel du service des pistes de la station.

LA CAMPAGNE DE PREVENTION DES ACCIDENTS EN MONTAGNE 2010

Le Ministère de la santé et des sports en coopération avec le Ministère de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales et de nombreux partenaires, organise pour la 11ème année consécutive :

La campagne nationale de prévention des accidents en montagne 2010

"Pour que la montagne reste un plaisir"'


LES 10 REGLES DU BON SKIEUR

Je ne mets pas les autres en danger !
Les usagers des pistes doivent se comporter de telle manière qu'ils ne puissent mettre autrui en danger ou lui porter préjudice soit par leur comportement, soit par leur matériel.

A tout moment, je contrôle ma vitesse.
Tout usager des pistes doit adapter sa vitesse et son comportement à ses capacités personnelles ainsi qu'aux conditions générales du terrain et du temps, à l'état de la neige et à la densité du trafic.

Tous ceux qui sont en dessous de moi ont la priorité.
Celui qui se trouve en amont (du côté de la montagne) a une position qui lui permet de choisir une trajectoire. Il doit donc faire ce choix de façon à préserver la sécurité de toute personne qui est en aval (du côté de la vallée).

Je garde mes distances pour doubler.
Le dépassement peut s'effectuer par l'amont ou par l'aval, par la droite ou par la gauche. Il doit cependant toujours se faire de manière assez large pour prévenir les évolutions de celui que l'on dépasse.

Au départ ou à un croisement, je m'assure de ne gêner personne.
Après un arrêt ou à un croisement de pistes, tout usager doit, par un examen de l'amont et de l'aval, s'assurer qu'il peut s'engager sans danger pour autrui et pour lui.

J'évite de stationner au milieu de la piste.
En cas de chute, je la libère rapidement. Tout usager doit éviter de stationner dans les passages étroits ou sans visibilité. En cas de chute, il doit libérer la piste le plus vite possible.

Si je dois remonter, j'emprunte toujours le bord de la piste.
Celui qui est obligé de remonter ou de descendre une piste à pied doit utiliser le bord de la piste en prenant garde que ni lui, ni son matériel, ne soient un danger pour autrui.

Je m'informe de la météo, de l'état des pistes.
Je respecte les consignes et le balisage. L'usager doit tenir compte des informations sur les conditions météorologiques, sur l'état des pistes et de la neige. Il doit respecter le balisage et la signalisation.

En cas d'accident, je donne l'alerte et je reste à la disposition des secouristes.
Toute personne témoin ou acteur d'un accident doit prêter assistance, notamment en donnant l'alerte. En cas de besoin, et à la demande des secouristes, elle doit se mettre à leur disposition.

Témoin d'un accident, je me fais connaître auprès des secouristes.
Toute personne, témoin ou acteur d'un accident, est tenue de faire connaître son identité auprès du service de secours et/ou des tiers.

 

 

 

SKI ASSURÉ, SKI RASSURÉ

Aux sports d'hiver, il est possible de s'assurer :

  • soit à travers une adhésion annuelle à la Fédération Française de Ski,
  • soit directement lors de séjours, auprès des caisses de remontées mécaniques
    (Ticket-Neige, Carré-Neige, Top glisse...).

 

L'ACCIDENTOLOGIE SUR PISTES

Sur les pistes, chacun est maître de sa vitesse et de sa trajectoire : l'accidentologie sur pistes découle directement de ces caractéristiques, que l'on retrouve dans beaucoup d'autres sports.

Le Système National d'Observatoire de la Sécurité en Montagne (SNOSM) recense chaque année les interventions sur le domaine skiable des services de pistes. Les chiffres moyens de l'accidentologie sont les suivants :

  • environ 50 000 interventions sur le domaine skiable, avec en moyenne 1 blessé par intervention, pour 8 millions de pratiquants
  • environ 15 tués par an sur les pistes, auxquels il faut ajouter autant de morts non traumatiques s'étant produites sur les pistes (par exemple : crise cardiaque)
  • 0,03 morts traumatiques pour 100 victimes